Le purin d'ortie est reconnu comme un engrais efficace. Saviez-vous qu'il peut également servir de désherbant 100% naturel ? Découvrez comment l'utiliser pour éliminer vos mauvaises herbes en quelques jours, grâce à une recette simple et un mode d'emploi détaillé. Il est souvent plus efficace qu'on ne le pense.
Le purin d'ortie comme désherbant naturel : mythe ou réalité ?
Alors, ce fameux purin d'ortie en mode Rambo, ça dégomme vraiment les mauvaises herbes ou c'est juste une excuse pour avoir un seau qui pue dans le jardin ? Autant vous dire tout de suite, la réponse ne va pas flatter les fans de solutions miracles : oui, ça marche, mais seulement si on a compris que le bazar agit comme un "brûleur de contact" sur les jeunes pousses. Pas question ici de pulvériser et d'attendre la disparition façon poussière au vent du liseron mutant.
Les forums regorgent d'avis contrastés – soyons honnêtes, la plupart des apprentis sorciers s'attendaient à voir leur potager libéré d'un coup d'azote magique. Sauf que le purin d’ortie ne fait pas dans l’extermination massive : il crame les feuilles tendres (merci l’azote concentré) et laisse la racine tranquille, prête à repartir à la première pluie. C'est donc un outil de précision, pas une bombe atomique. Idéal pour donner un K.O. technique aux jeunes adventices… si tant est qu’on sache où viser !
Croire que le purin d'ortie va raser votre jungle d'adventices comme un herbicide chimique, c'est comme espérer tondre sa pelouse avec des ciseaux à ongles. C'est un coup de main, pas une baguette magique.
Le secret ? Ce n’est pas le liquide qui fait tout, mais la méthode ! Spoiler : ce n’est jamais aussi simple que sur l’étiquette…
Recette du purin d'ortie spécial « K.O. des adventices » : mode d'emploi simple
Le matériel nécessaire
Avant de plonger les mains dans l’enfer urticant, sortez l’artillerie :
- Gants épais (le modèle anti-piqûre, pas ceux pour la vaisselle !)
- Sécateur affûté – oubliez celui dont la rouille fait office de camouflage.
- Grand seau en plastique ou en bois (10L minimum) : le métal, c’est non ! Le combo ortie + ferraille = cocktail d’oxydation et bidule rance assuré. Spoiler : votre potion finirait plus vite à la déchèterie qu’au potager…
- Bâton pour touiller – vous n’êtes pas obligé de faire du style, mais évitez la main nue.
- Tissu ou vieux drap (pour filtrer le chef-d’œuvre sans transformer votre pulvérisateur en fontaine bouchée).
- Et bien sûr, des orties fraîches, jeunes et fringantes, pas les mémés du coin qui partent en graine !
- Petite astuce de radin averti : privilégiez l’eau de pluie – gratuite et sans chlore. L’eau du robinet chlorée, ça casse un peu la magie du bazar.
Préparation : hacher, immerger et laisser macérer
Mettez votre tenue de ninja-jardinier : cueillette matinale obligatoire, visez les jeunes orties (avant floraison), histoire d’éviter une soupe aux graines.
- Hachez grossièrement vos orties (inutile de sortir le hachoir à viande… un coup de sécateur suffit).
- Balancez tout ça dans votre chaudron maison avec le ratio quasi-biblique : 1 kg d’orties fraîches pour 10 litres d’eau.
- Touillez comme si vous prépariez une potion pour belle-mère indésirable.
- Pour l’effet "désherbant coup de soleil", faites court côté patience : 3 à 4 jours max de macération suffisent. Plus longtemps, et c’est l’effet engrais qui prend le relais, pas le K.O. des adventices !
- Petit moment signature : l’odeur… on ne va pas se mentir, on atteint des sommets olfactifs dignes d’un vestiaire après marathon. Mais si ça ne pique pas le nez, c'est que vous avez raté une étape !
Filtration et conservation
Maintenant que vous détenez un élixir prêt à carboniser les jeunes pousses rebelles :
- Filtrez votre breuvage avec un tissu costaud ou un vieux drap – laissez tomber la passoire à thé (expérience personnelle… on finit avec plus de boue que dans une botte après giboulée).
- Utilisez rapidement ce jus explosif sur vos victimes désignées : l’effet désherbant est optimal frais ! Les experts garderont le reste dans un bidon opaque seulement s’il y a surplus (autant dire que chez moi, il n’y a jamais rien à stocker…)
- Bonus : si vous tenez vraiment à conserver, gardez-le à l’abri du soleil et loin du nez sensible du voisinage !
Si vous avez déjà tenté de pulvériser un purin mal filtré… vous connaissez la séance nettoyage-buse au cure-dent façon extraction archéologique! Soyons honnêtes: mieux vaut passer deux minutes à filtrer qu'une heure à râler.
Utilisation du purin d'ortie : dosage et application
Nous voilà au cœur du casse-tête : balancer le purin d’ortie sur vos herbes folles ne relève pas de l’exploit chimique, mais du QI jardinier. Oubliez la recette, tout est question d’application — et d’un certain plaisir pervers à voir ses victimes griller sur place.
Règle d'or : utiliser le purin d'ortie pur
Ici, pas de chichis, on ne dilue rien ! On zappe la carafe graduée : le purin doit rester 100% brut de décoffrage pour jouer les brûleurs foliaires. C’est une histoire de concentration : l’azote et les composés toniques (merci la nature…) donnent une claque directe aux plantules. Pour vous faire un dessin : c’est comme servir dix litres de café corsé à un ado insomniaque… L’effet est vite radical, rarement élégant.
Vous avez déjà tenté la version "engrais" en pensant désherber ? Résultat garanti : vos mauvaises herbes rigolent pendant que vos tomates font la gueule.
Le moment idéal pour appliquer
Oubliez l’image du chevalier-brûleur qui attaque vaillamment par tous les temps. Le purin d’ortie se comporte plutôt comme un traître opportuniste : il frappe fort quand son ennemi est déjà K.O., c’est-à-dire jeune, tendre et exposé plein sud. Application idéale : midi tapant par journée sèche et ensoleillée, direct sur des plantules toutes fraîches ! Combinez chaleur + azote = feuille cramée, tige flagada, retour case départ pour l’adventice.
Spoiler : tester sur des ronces ou du chiendent adulte sous la pluie ne produira qu’un léger parfum forestier… Vous avez déjà vu une vieille ronce pleurer après un passage au purin ? Moi non plus.
Les cibles efficaces
Soyons honnêtes :
- Clients parfaits : plantules annuelles tout juste levées (mouron, véronique…), jeunes adventices qui n’ont pas encore sorti leur arsenal souterrain.
- Causes perdues : chiendent viking, liseron mutant, pissenlit enraciné jusqu’au noyau terrestre… Là-dessus, même le bazar végétal le plus infâme ne fera que chatouiller les feuilles !
Votre attente doit être calibrée à la réalité botanique. Si vous balancez votre purin d’ortie maison sur des touffes établies façon bunker végétal… attendez-vous à un petit bronzage de surface et beaucoup de frustration.
Gardez toujours en tête : ce n’est pas tant ce qu’on applique qui compte, mais quand et sur quoi on s’acharne. Celui qui maîtrise le timing récolte plus qu’il ne râle.
Purin d'ortie : désherbant ou engrais, un double usage
Soyons francs, le purin d’ortie est ce vieux copain de jardin qui joue double-jeu : un jour ange, le lendemain démon. Si vous ne faites pas gaffe à la recette, autant dire que votre potager risque la crise d’identité !
Usage désherbant : pur, agressif et ciblé
La version Dr. Jekyll : pur, en pulvérisation sur les feuilles des plantes que vous détestez, et seulement sur elles. Là on parle de l’attaque chirurgicale – ça crame les jeunes adventices façon paperasse oubliée au soleil. Spoiler (vous me connaissez) : pulvérisez ça par mégarde sur vos laitues ou pétunias, adieu les copains verts… On cible donc les mauvaises herbes, jeunes et tendres sinon rien.
Usage engrais : dilué et appliqué au pied des plantes
La version Mr. Hyde : dilué à 10% (1L de purin pour 9L d’eau), en arrosage au pied de vos chouchous (tomates, rosiers…). L’objectif ? Booster la croissance grâce à l’azote et au fer naturels, renforcer vos légumes-feuilles contre maladies (mildiou, oïdium), et offrir une cure tonique aux capricieux du carré potager — choux, poireau, céleri ou pomme de terre pendant leur croissance. Attention à ne pas s’emporter : trop concentré même dilué… ça donne parfois l’effet "coup de fouet" façon marathonien sous stéroïdes.
| Usage Désherbant | Usage Engrais |
|---|---|
| Pur, non dilué | Dilué à 10% (1L/9L eau) |
| Pulvérisation foliaire ciblée | Arrosage au pied des cultures |
| Jeunes adventices | Tomates, rosiers, légumes-feuilles... |
| Brûler/stopper les indésirables | Stimuler la croissance & renforcer défenses |
Limites et précautions à connaître sur le purin d'ortie
Le purin d'ortie ne détruit pas les racines
Soyons clairs : le purin d’ortie, même utilisé avec la fougue d’un sorcier pressé, ne descend pas traquer la racine jusqu’aux abysses. Il crame le feuillage comme un coup de soleil violent, mais la racine, bien planquée sous terre, s'en contrefiche. Autant vous dire que la mauvaise herbe a de grandes chances de repousser fièrement dès l’averse suivante. C’est un outil d’entretien régulier, pas une arme fatale anti-repousse. Les sites trop enthousiastes qui promettent l’annihilation jusqu’au dernier cheveu de pissenlit ? Soyons honnêtes, ils n’ont jamais essayé sur du chiendent enragé !
Protéger ses cultures des éclaboussures
Petit mémo pour les têtes en l'air : ce qui brûle un pissenlit brûlera aussi la feuille de votre plus belle tomate. Le purin d’ortie pur ne fait pas dans la discrimination végétale... Oubliez les pulvérisations artistiques par vent du nord ou bras tremblant : ici, on vise juste et on protège ses pensionnaires ! Un cache en carton ou une simple planche peuvent sauver votre potager du carnage façon champ de bataille. Avez-vous déjà tenté de rattraper des patates grillées par accident ? Un vrai poème...
Réglementation : peut-on librement fabriquer son purin d'ortie ?
Il fut un temps où fabriquer son purin d’ortie faisait de vous un hors-la-loi du potager ! Sérieusement : avant 2014, c’était tolérance zéro pour qui brassait sa mixture maison hors circuits autorisés (merci la loi Labbé et l’administration déchaînée). Depuis, les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP) ont gagné leurs galons : usage personnel au jardin = autorisé sans soucis ! Seule la vente est réglementée (recette officielle ou rien). Bref, vous pouvez donc laisser votre seau à l'air libre sans craindre une descente du GIGN... et ça, franchement, ce serait dommage vu l’odeur !
Spoiler sanitaire : même en cas d’inspection surprise, aucun chat ni jardinier n’a encore été retrouvé foudroyé par les effluves d’un seau de purin.
Le purin d'ortie, une alternative naturelle pour le désherbage
Hop, finissons le match sans langue de bois : est-ce que le purin d’ortie est LE remplaçant du glyphosate pour jardinier amateur ? Franchement pas. Mais il coche quand même plusieurs cases que les alternatives naturelles (vinaigre, huiles essentielles, acide pélargonique…) peinent souvent à aligner : c’est gratuit, 100% naturel (sauf pour le nez), et en bonus il fait aussi engrais. Si vous rêvez d’un potager sans chimie ni ruine, c’est dans la boîte !
Soyons honnêtes cependant : niveau efficacité, on reste sur du ciblé et temporaire. Certains voisins préféreront cramer leurs mauvaises herbes au vinaigre industriel ou s’amuser avec un décapeur thermique… mais là, c’est votre facture EDF qui va sentir passer le vent du changement.
- Utiliser PUR sur de jeunes pousses.
- Appliquer par grand SOLEIL pour un effet optimal.
- Le purin brûle les feuilles, mais ne tue pas les racines. C’est un travail de longue haleine.
Le seul vrai risque ? Se faire chambrer par les voisins à cause de l’odeur (expérience vécue lors d’une réunion de copropriété... #traumatisme). Mais soyons francs : le jardinage, c’est de l’expérimentation pure et dure. Testez sur une zone stratégique et observez ! Au pire… vous aurez juste un coin du jardin qui sent fort pendant trois jours. Au mieux ? Quelques adventices en moins et la petite joie d’avoir battu la chimie industrielle avec trois bouts d’ortie et beaucoup de bonne volonté. C’est déjà une victoire dans notre petit bazar végétal !




